DOMINIQUE CELIS

Nous aurons la grande joie d’accueillir Dominique Celis en résidence d’écriture du 15 septembre au 17 novembre. On vous prépare un beau temps fort avec elle et d’autres invité.e.s en cette année de commémoration des 30 ans du génocide des Tutsi au Rwanda.
En attendant, n’hésitez pas à la lire, mais aussi à l’écouter lors de son passage à la Grande Librairie ICI et sur France Culture LA

Née au Burundi d’une mère rwandaise et d’un père belge, Dominique Celis a passé son enfance au Rwanda, son adolescence au Congo-Kinshasa, puis vingt ans en Belgique, où sa famille décide de s’installer en 1986.
Elle est agrégée de philosophie, qu’elle enseigne de 2001 à 2005, avant "d’entrer en politique" comme attachée du cabinet du Bourgmestre, puis de l’Échevinat, puis comme attachée parlementaire au parlement fédéral de Belgique. Parallèlement, elle est membre active d’associations liées aux violences faites aux femmes, notamment avec la création de l’antenne liégeoise de Ni putes ni Soumises.
Elle vit au Rwanda depuis 10 ans. Ainsi pleurent nos hommes (éd.Philippe Rey,2022, réédité au Livre de Poche en 2024) est son premier roman : avec ce livre, l’écrivaine signe un roman cru et poétique sur le traumatisme du génocide de Tutsis de 1994.

« Ce roman puissant et fiévreux dans le Rwanda d’aujourd’hui m’a bouleversé », Gaël Faye

Kigali, 2018. Depuis sa rupture avec Vincent, Erika vit sur un fil, et écrit à sa sœur pour « exorciser de son corps » un amour-dévastation qui l’habite toujours. Elle raconte son histoire, mais également celle des êtres fragiles auxquels elle est attachée, qui eux aussi tentent de vivre. Avec James, son frère second hand, Manzi, le séduisant karatéka, Maman Colonel,Tonton Damas, les cœurs débordants comme la mousse des bières décapsulées au bar L’Église, ils reconstruisent une nouvelle famille qui illumine ce roman.
Du Rwanda, pays aux mille collines florissantes, où après le génocide des Tutsis chacun a été forcé de tourner la page, Dominique Celis montre que derrière la rhétorique officielle d’unité nationale chacun a « incarcéré ses peines à perpète ». Des blessures sans cesse ravivées lorsqu’on peut croiser les bourreaux d’hier au détour d’une station-service ou sur la rive calme du lac Kivu…

Le dossier de présentation de la résidence de Dominique est consultable ICI